MEC 2012 – Petit résumé sur Exchange 2013

Cette conférence oubliée a bien tenu toutes ses promesses. Elle a été l’occasion de présenter la nouvelle version de la messagerie Exchange.

Plus de 1400 personnes étaient présentes à Orlando afin de découvrir Exchange 2013 et les évolutions des produits connexes dans un environnement des plus agréables.
Le logo de la conférence !
Toute la nouvelle philosophie de Exchange 2013 tient dans la simplification de son architecture, de sa mise en place, des prérequis et donc de son administration. Par ailleurs, de nouvelles optimisations ont été trouvées même en comparant avec Exchange 2010!

Voici un petit résumé non exhaustif des nouveautés :

  • Les rôles

Le rôle HUB (Transport des messages) est maintenant intégré au rôle CAS. Il prend acte d’une certaine manière aux nombreux déploiements actuels qui installent systématiquement les rôles CAS et HUB sur la même machine.

Le rôle EDGE n’est pas prévu dans la version initiale de  Exchange 2013. Un EDGE 2010 SP2 pourra être utilisé !

Il ne reste donc que 2 rôles : CAS et MBX (gestion des banques/boîtes aux lettres).

En termes d’architecture, il n’est plus nécessaire d’avoir un serveur CAS dans le même site que le serveur MBX. L’important est que l’URL utilisée pour l’accès tombe sur un serveur CAS « vivant » qui saura se connecter à la boîte quel que soit le site.

Lors de l’installation de Exchange 2013, il est possible de choisir la protection antispam/antimalware intégrée qui correspond à « ForeFront for Exchange » mais sans l’interface graphique d’administration.

 

  • Les outils d’administration

Il ne reste plus qu’un seul outil d’administration graphique: la console EAC (Exchange Administration Center) qui est l’évolution de l’administration Web (/ECP). Bien entendu, tout le reste se fera en commandes Powershell.

  • La tolérance aux pannes HLB/NLB

Les outils de NLB/HLB sont toujours nécessaires et préférables, mais uniquement au niveau 4 pour supporter tous les rôles.

Concrètement, il n’est plus nécessaire de conserver l’affinité des sessions ni de créer CASARRAY. Seules les URLs d’accès internes et externes seront importantes.

  • Les dossiers publics

Ils sont toujours là en 2013, mais transformés. L’interface OWA ne permettra plus l’accès à ces dossiers publics. Les possesseurs de boîtes Exchange 2013 peuvent voir les dossiers publics 2010 ou 2013, mais les utilisateurs non migrés en 2013  ne verront pas les nouveaux dossiers.

Les dossiers Publics n’utilisent plus une banque précise, mais sont remplacés par des boîtes spéciales qui correspondent à un nouveau type. Du coup, la réplication ne se fait plus par « site » ou « serveur » mais uniquement à travers le DAG (s’il y a).

  • L’accès à la messagerie par OWA

OWA dispose maintenant d’un mode OFFLINE sous réserve d’utiliser un navigateur qui supporte HTML5. En revanche, l’accès aux dossiers publics ne sera plus possible dans OWA.

  • Le client Outlook

Les clients Outlook 2013 fonctionneront nativement avec Exchange 2013. En revanche, Outlook 2010 et 2007 auront besoin d’un patch. Outlook 2003 n’est plus supporté!!!

  • Les protocoles d’accès

Exchange 2013 ne connait plus qu’un seul mode d’accès:  Outlook Anywhere (RPC over HTTPS) pour se connecter en interne comme en externe. Bien entendu, POP3 et IMAP sont toujours présents.

  • Les moteurs et les bases

Le moteur de la base n’a pas changé, mais il intègre maintenant l’indexation « FAST » bien connue des utilisateurs Sharepoint.

Chaque base a maintenant un processus indépendant qui permet une isolation complète en cas de dysfonctionnement sur l’une des bases.

Attention, ces éléments étaient encore sous réserve lors de la conférence Exchange, ils peuvent et vont probablement évoluer.

Cette version semble donc très prometteuse, et bien que la version finale soit disponible sur Technet et MSDN, la migration directe en production n’est pas encore possible. En effet, la migration depuis Exchange 2010 ou 2007 suppose un patch qui n’existe qu’en version Beta.

Ce lien vous permettra d’obtenir quelques informations techniques complémentaires et une idée de l’ambiance générale.